Prophylaxie des Volailles medecines alternatives

 

Prophylaxie des Volailles en AB :

Médecines alternatives

 

Une obligation de moyens en bio!

Les volailles sont des animaux plus ou moins sensibles aux maladies selon l’espèce, la race et selon qu’on élève des souches «modernes» ou rustiques.

Néanmoins la concentration d’individus augmente les risques sanitaires, même si l’on est en bio avec un nombre limité d’animaux par bâtiments.

Un seul traitement antiparasitaire ou antibiotique est autorisé par an, avec un délai d’attente doublé, hors plans de vaccinations et d’éradication obligatoires. Attention à l’impact de ces traitements sur les résultats techniques : baisse de ponte, etc.).

Le cahier des charges bio stipule que «la prophylaxie»: ensemble de processus actifs ou passifs destinés à prévenir l’apparition ou la propagation d’une maladie, «passe d’abord par la mise en place de mesures de prévention».

Il est également possible de recourir sans limitations aux médecines naturelles: phytothérapie, homéopathie, oligoéléments.

Attention! Les compléments alimentaires doivent être certifiés AB.

Outre le respect de la réglementation, la prévention peut avoir un fort impact économique sur la ferme, préférant des techniques souvent peu onéreuses à l’intervention d’un vétérinaire.

L’ambition de cette fiche, qui fait suite à une formation organisée au printemps 2012 par l’APABA, est de présenter brièvement les principaux types de médecines naturelles existantes, puis de proposer des solutions concrètes aux principaux problèmes rencontrés en élevage.

Les différentes médecines alternatives

L’homéopathie

Repose sur 3 principes: la similitude

Individualisation des cas et l’infinitésimal.

Le principe de similitude, repose sur le principe qu’un individu malade peut être traité au moyen d'une substance produisant chez un individu sain des symptômes semblables à ceux présentés par l’individu affecté. L'usage de la substance est ensuite adapté à l’individu malade grâce au principe d'individualisation, qui consiste à analyser l'intégralité des symptômes du malade et non uniquement ceux liés à la maladie.

Les substances choisies selon cette méthode peuvent être administrées à doses pondérables non toxiques, mais la plupart des prescripteurs les utilisent en dilutions parfois très importantes (absence statistique totale de molécule active dans la solution), mais dynamisées. Ce dernier processus d’agitation de la solution, qui apparait à chaque étape de dilution, permet de conserver dans une solution les vertus curatives d’un composé tout en supprimant ses effets toxiques, malgré des teneurs infinitésimales. En conclusion, l’homéopathie consiste à envoyer des messages à l’organisme pour qu’il réagisse. En effet, le dosage sera le même pour 10, 100 ou même 1000 individus. Dans le cas de symptômes aigus, on utilise des basses dilutions (4 CH, 5 CH, 7 CH), plusieurs fois dans la journée. En revanche dans le cadre de maladies chroniques on utilise de hautes dilutions (12 à 30 CH) une fois par jour, l’ensemble des symptômes physiques et comportementaux devant être analysés. La maladie chronique traduit en effet un déséquilibre de l’énergie vitale. Notons enfin que l’allopathie se définit par opposition à l’homéopathie. Cependant, ce n’est pas cette définition qui est retenue dans le cahier des charges, assimilant allopathie à traitement de synthèse

 

Homéopathie Phytothérapie et Aromathérapie

 

La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes (tout ou partie) et les

Principes actifs naturels.

À l’origine traditionnelle, la phytothérapie a par la suite trouvé des applications dans la médecine allopathique, en particulier dans la recherche les plantes fournissant les molécules qui constituent les médicaments. Dans la phytothérapie traditionnelle, on utilisait des mélanges de plantes, aujourd’hui très peu étudiés cliniquement. En effet par praticité, on ne s’intéresse généralement qu’aux molécules seules et non aux effets synergétiques.

La principale différence existant avec la phytothérapie est que l’aromathérapie repose sur les extraits aromatiques de plantes (huiles essentielles).

Les propriétés des huiles sont multiples et diffèrent selon la plante utilisée: anti-inflammatoire

(Eucalyptus, romarin...),

Antibactérienne (thym, laurier

Antiparasitaire...

A ne pas confondre avec les extraits de plantes (macération dans une solution hydro-

Alcoolique, les huiles essentielles s’obtiennent par distillation. Attention!

Ce sont des composés très concentrés! A utiliser avec beaucoup de précautions, surtout en cas d’ingestion.

Elixirs floraux Oligothérapie

Réalisés à partir de fleurs, les élixirs floraux sont réalisés par infusion soit par la méthode solaire (infusion de fleurs sauvages dans de l’eau de source au soleil), soit par ébullition. Les plus connus sont les fleurs de Bach, 38 essences de fleurs qui combinées entre elles dans différents élixirs traitent un grand nombre de maux, comme le Rescue qui correspond aux situations d’urgence. L’oligothérapie consiste à administrer des catalyseurs chimiques nécessaires au fonctionnement de l’organisme en très faibles quantités, dans le but de corriger des dysfonctionnements métaboliques et de rétablir ainsi les équilibres physiologiques. Il s’agit pour la plupart d’ions métalliques ou métalloïdes. Par exemple, le cuivre aux propriétés anti-infectieuses stimule les défenses immunitaires et agit contre les infections respiratoires, quand un mélange cuivre/Or/Argent, aide à lutter contre les infections générales.

Les leviers d’actions pour une bonne gestion sanitaire

Logement

Quel que soit le type de logement (tunnel, en dur, en bois, fixe ou déplaçable), il faut veiller à son hygiène, à sa salubrité, mais aussi à son aération et à son ensoleillement. Il faut ainsi à tout prix éviter humidité et courants d’air car les volailles résistent naturellement bien au froid (-15°C) si celui-ci est sec. Il faut malgré tout que les bâtiments soient aérés pour éviter l’accumulation d’ammoniac lié aux déjections, source d’irritations pulmonaires.

La litière doit être sèche, confortable et absorbante afin de limiter les risques de contaminations par les champignons de type «aspergillus». Des huiles essentielles peuvent être employées au démarrage, de manière séquencée en pulvérisation, à titre préventif.

D’autres pratiques sont également possibles : - flambage du sol après retrait de la litière

- déplacement de cabanes mobiles et compostage de la litière

- brûlage de la litière sur place lors du vide sanitaire.

Alimentation et eau

Comme pour les autres animaux, l’équilibre de la ration en macro et micronutriments (adapté en fonction de l’âge), est essentiel pour une bonne santé des volailles. Il faut également s’assurer de la qualité microbiologique de l’aliment (risques bactériens et mycotoxines notamment). Ce dernier point, contrôlé lors de la fabrication en usine, est à prévoir si la qualité des parcours, leur enherbement, les ombrages mis à la disposition des volailles leur permettent de diversifier leur alimentation (vers de terre et insectes apportant des acides aminés essentiels et vitamines notamment) et ainsi d’être en meilleure santé.

 La qualité bactériologique et chimique de l’eau doit être vérifiée annuellement. Attention aux canalisations extérieures, qui subissent des variations thermiques importantes du fait des nombreux coudes, parfois favorables aux multiplications microbiennes.

Il est par ailleurs possible d’utiliser des corrections : chlore alimentaire, peroxyde d’hydrogène, UV, aimants.

L’acidification de l’eau de boisson a souvent un effet positif et préventif vis-à-vis des pathologies digestives monogastriques.

 

Conduite du troupeau et bien être des volailles

 

Enfin, outre la gestion du logement, de l’alimentation et de l’eau, l’éleveur, par une observation attentive de ses animaux et des aménagements sur les parcours, peut adapter en temps réel sa conduite et ainsi favoriser le bien-être et la santé de ses volailles.

La répartition homogène des poussins au repos indique une bonne température ambiante.

Ils s’agrègent en cas de frilosité. Des plumes sales ou collées témoignent d’une mauvaise circulation de l’air, d’une litière de mauvaise qualité ou d’autres sources de stress.

Le bon état des aménagements extérieurs et le respect des indications minimales proposées dans le cahier des charges de l’agriculture biologique participent à la prévention des risques pathogènes. Le drainage des parcelles et l’évacuation des eaux pluviales auront également un effet positif sur l’équilibre sanitaire de l’élevage.

Parasites externes

Les principaux parasites externes des volailles sont les dermanysses, encore nommés

Poux rouges, et la gale (notamment des pattes). Il semble important de mettre à disposition des animaux des bacs à poussières (1kg sable + 1 kg cendres + 200g de fleur de Souffre).

 

Bien que peu d’éléments scientifiques en expliquent les raisons ce bain prévient de nombreux problèmes de parasites externes Il est également possible d’ajouter du romarin et du fenugrec à l’alimentation, avec pour effet une action directe sur les parasites et une action indirecte par les vertus dépuratives du mélange, qui élimine les éventuelles toxines présentes sur la peau.

 

Pour les poux, il existe un programme par pulvérisation à base de pyrèthre et d’huiles essentielles, ou bien un programme administrant par l’eau de boisson, une solution phytothérapique (macéras de plantes) ayant un effet répulsif : les poux quittent les oiseaux et meurent dans l’environnement par privation des repas de sang. Pour la gale, il existe des préparations de mélanges d’huiles essentielles (géranium + lavande + cannelle).

 

 

 

 

Principaux problèmes et remèdes

Parasites internes

Il existe 3 niveaux de gestion du risque pour les parasites internes: la gestion des sols, des parcours et des densités en bâtiment. En prévention, grâce à la phytothérapie, on peut limiter les infestations pendant les périodes sensibles.

Coccidies

Premier fléau mondial de l’aviculture, les coccidies se développent dans un milieu humide entre 20 et 25 °C. Il en existe plusieurs types selon leur localisation dans le système digestif. Attaquant la muqueuse intestinale, elles sont à l’origine de diarrhées sanglantes, de malabsorption, d’une perte d’efficacité alimentaire, d’une chute de ponte et de défauts de qualité de la viande et des œufs. Elle peut également provoquer la mort des volailles. Ici le rôle de l’immunité est primordial puisque les coccidioses sont naturellement présentes. Une infection peut être la conséquence d’un mauvais équilibre avec le milieu ou d’un stress.

Traitement:

Pour aider les volailles à vivre avec les coccidioses, 1 L de cidre par m3 d’eau de boisson; argile dans l’aliment ou en libre-service; extrait de pépins de pamplemousse à hauteur d’1 ml pour 5 litres d’eau de boisson en curatif,

Prévention:

Vaccin Paracox pour les poussins de 5 à 7 jours (il s’agit de souches non virulentes, qui permettent d’occuper la place et de maintenir un bon niveau d’immunité).

Nettoyage et désinfection des bâtiments à l’eau chaude sous pression.

Les vers

Plusieurs types de verts (hâterais, ascaris, capillaires, ténias), parasitent le tube digestif es volailles, provoquant généralement un affaiblissement de l’animal et une perturbation de l’assimilation des nutriments.

Prévention

Contre les différents types de vers, utiliser de l’ail broyé ou de l’extrait d’ail 2 à 3 jours avant la pleine lune, une fois toutes les 3 semaines pour des animaux entre 10 jours et 8 semaines. Fonctionne aussi sur les coccidies

Causes

Les troubles respiratoires ont généralement 4 causes principales:

Une carence en vitamine A (les muqueuses sèchent et deviennent perméables aux pathogènes).

Une teneur de l’air en ammoniac trop élevée (mauvaise ventilation, surpopulation). Les oiseaux pleurent, ont les yeux irrités et fermés On observe alors un retard de croissance ou une chute de ponte. L’odorat de l’éleveur suffit à détecter le problème. Stress météorologique: changement brutal de température et d’humidité. Poussière dans les aliments et la litière

Cependant, ils peuvent également être causés par des maladies:

Baisse de l’immunité (maladie de Gumboro)

D’origine virale et contagieuse, cette maladie peut rendre malade jusqu’à 80% des poussins et en tuer 10%. Elle provoque des lésions de la bourse de Fabricius (glande du cloaque qui joue un rôle crucial dans le système immunitaire de la volaille, comme la moelle chez l’homme) et des hémorragies intramusculaires. On observe chez les poussins de 3 à 6 semaines des picages de l’anus, une prostration et des fientes aqueuses. Traitement: et prévention

Il convient d’utiliser l’Echinacée pourpre en aérosol pour stimuler les défenses immunitaires (20 gouttes pour 200 ml).

Il existe un vaccin utilisé dans les couvoirs, non obligatoire.

Bronchite infectieuse

(Coronavirus). Cette maladie non mortelle, qui tue un animal sur 3, provoque des toux, râles et éternuements, et altère la qualité des œufs.

Traitement:

Pulvériser un mélange d’huiles essentielles : girofle, eucalyptus radiata, niaouli, le soir sur les oiseaux. On peut également leur donner une tisane de thym et rechercher un remède homéopathique.

Maladie de Newcastle (peste aviaire)

C’est une maladie virale Légalement Réputée Contagieuse (MLRC), à déclaration obligatoire. La vaccination est obligatoire pour les pigeons. Avec des symptômes très proches de l’influenza aviaire (ou grippe aviaire), seule une analyse en laboratoire permet de poser le diagnostic. Plus (100% de mortalité) ou moins virulente (0%), elle provoque des troubles respiratoires sévères, des troubles nerveux (tremblements et jusqu’à la paralysie), des troubles digestifs (diarrhée verdâtre), une inappétence et une prostration. La guérison (rare) laisse en général des séquelles nerveuses (torticolis).

Prévention:

Éviter les densités trop importantes, veiller au bon confort des animaux (logement, alimentation équilibrée) pour qu’ils aient un système immunitaire efficace.

Mycoplasmose

Germe de surinfection,

Cette maladie bactérienne chronique et fréquente existe sous différentes formes (3 souches), elle provoque en particulier des sinusites sous l’œil de façon caractéristique, et une chute de ponte. Elle apparait lors de problèmes de logement, de carences alimentaires, et suite à une infection virale.

Traitement:

Comme pour la bronchite infectieuse, pulvériser des huiles essentielles: girofle, eucalyptus, niaouli, le soir sur les oiseaux, avec une tisane de thym, et rechercher un remède homéopathique. Donner du thym et du fenouil (plante) comme fortifiant.

Pasteurellose (ou cholera aviaire)

 Maladie bactérienne très souvent présente, l'apparition des symptômes dépend étroitement des conditions du milieu. Elle est le plus souvent sporadique (un oiseau retrouvé mort brutalement sans que d'autres animaux soient touchés) et provoque des infections respiratoires, voire une septicémie rapidement fatale.

Traitement:

Pulvériser des huiles essentielles: girofle, eucalyptus, niaouli, le soir sur les oiseaux, distribuer une tisane de thym, et du Sulfur4 CH pendant 10 jours avec une recherche de remède ciblé.

Troubles respiratoires

Influenza aviaire (ou grippe aviaire)

Il existe plusieurs types de virus de grippe, néanmoins, un seul virus est hautement pathogène et contagieux. Le virus aime l’eau et se transmet par les fientes. Le rôle de l’homme dans sa propagation est central (transport d’oiseaux, pas de pédiluves dans les aéroports et les gares

L’influenza cause une mortalité importante, des signes sérieux d’infection respiratoire, attaques du système nerveux, avec une baisse de la consommation alimentaire et de la ponte. En cas de suspicion un vétérinaire doit pratiquer une autopsie et ce dernier informe la DDCSPP (ex DSV). Pour s’en protéger, l’eau et la nourriture doivent être situés à l’intérieur des bâtiments, et éliminer toute eau stagnante.

Traitement:

Le vaccin existant cache les symptômes mais n’empêche pas l’excrétion du virus dans le milieu extérieur.

Colibacillose

La colibacillose est due à un colibacille pathogène, se développant dans de mauvaises conditions d’hygiène: abreuvoirs, litière ou suite à un parasitisme important. Les symptômes sont variables, suivant la localisation de l’infection: infection respiratoire, génitale...

Elle provoque un gonflement de la tête, une infection des voies respiratoires, des diarrhées, des crises cardiaques même chez les jeunes et bien sur une chute de ponte.

Traitement:

Il faut alors nettoyer et désinfecter le circuit d’approvisionnement en eau, bien ventiler le bâtiment pour réduire la teneur de l’air en ammoniac, réduire le stress des animaux et traiter leur parasitisme.

Efficace contre les pathologies respiratoires en général:

Solution aqueuse avec huiles essentielles:

- Girofle 1ml/l

- Eucalyptus radié 1 ml/l

- Niaouli 1 ml/l

En nébulisation le soir pendant 3 à 5 jours.

Maladie de Derzy

Cette maladie touche les palmipèdes et est souvent déclenchée par le stress. Le parovirus de Derzy se manifeste sous 2 formes différentes:

La forme aigüe: fonte musculaire, diarrhée aqueuse blanchâtre, les oisons répugnent à se déplacer, ne boivent plus et meurent. - la forme subaigüe: cachexie (perte de poids, atrophie musculaire, etc.), liquide dans l’abdomen (ascite).

Botulisme

Causé par l’ingestion d’une neurotoxine produite par Clostridium botulinum, se multipliant dans les charognes ou les végétaux pourrissant. Elle provoque des atteintes nerveuses (paralysie flasque des muscles, touchant d’abord les pattes puis les muscles respiratoires).

Traitement:

Enlever systématiquement et rapidement les cadavres si il y en a. Donner des pro biotiques type «Bactivor®». Salmonelles

La salmonellose (rare en France) des oiseaux, anciennement nommée paratyphose. Elle induit diarrhées, abattement, cyanoses (bleuissement), la soif et des râles. Aujourd’hui en

France, la plupart des salmonelles sont souvent non pathogènes pour les poules, mais rendent malades les hommes et surtout sont antibiorésistantes.

Transmission à l’homme

: Attention elle se transmet à l’homme qui peut développer une gastro-entérite aigüe. La salmonelle est naturellement présente sur la coquille mais ne pénètre dans l’œuf que dans certaines conditions: stockage à une température élevée, cuticule protectrice de l’œuf défaillante (condensation sur l’œuf, œuf stocké longtemps, gratté pour enlever des saletés,

Diagnostic:

Contrôle avec chiffonette et fientes à l’arrivée des poulettes puis donné par la DDCSPP (ex DSV), sauf pour les élevages de moins de 250 poules et si les œufs sont vendus en direct. Pour les volailles de chair, le contrôle doit avoir lieu au maximum 3 semaines avant l’abattage ou régulièrement si l’abattage est étalé. Prévention: Une flore digestive équilibrée est un rempart efficace contre les salmonelles. En revanche, les antibiotiques n’ont aucun effet.

 

Infections bactériennes ou autres pathologies digestives

Autres pathologies

 

Maladie de Marek

Cette maladie d’origine virale et contagieuse, provoque des tumeurs sur les trajets nerveux

. En conséquence on peut observer une paralysie progressive des pattes, des ailes du cou et puis mort de l’animal. Le taux de mortalité est de 10% maximum. Les vaccins existant protègent de l’apparition de tumeurs mais pas contre l’excrétion du virus.

Boiteries sur plusieurs individus

Elles peuvent être causées par des carences en vitamine B (action sur les nerfs), en vitamine E/sélénium (actions sur les muscles, torticolis), en choline (Acide aminé -> déformation des os longs). Elles peuvent aussi avoir des causes pathologiques comme dans le cas de l’arthrite à staphylocoque, la synovite à mycoplasme (qui sont tous deux des germes opportunistes, attention donc aux pratiques d’élevage), ou encore la gale des pattes.

Traitement:

Corriger les carences ou dans le cas de la gale, mettre en place un bac à poussière et imprégner les pattes dans de l’huile.

La goutte: les urates Il s’agit de dépôts d’urates sur le foie et les reins, lié à un excès de calcium et de protéines dans l’alimentation, ou un déséquilibre hydrominéral, ou un défaut d’abreuvement. La goutte peut causer la mort.

Traitement:

Dès le diagnostic mettre en place des actions correctives au niveau de l’alimentation et de l’abreuvement. Il est également possible d’utiliser des levures pour rééquilibrer la flore intestinale.

Œufs de mauvaise qualité

Des œufs de mauvaise qualité peuvent être le signe d’une mauvaise minéralisation

ou de carences en oligoéléments (calcium). Cela peut être la conséquence de troubles

respiratoires plus graves, en particulier d’une bronchite infectieuse

(voir troubles respiratoires) si les œufs sont plus ou moins décolorés, sales et tachés de sang. Une carence en vitamine A peut également provoquer la présence de sang dans le jaune d’œuf.

Une température ambiante élevée peut également poser problème. En effet lorsque les poules halètent parce qu’elles ont trop chaud, les échanges pulmonaires ne se font pas correctement. La perte des bases HCO3– provoque alors une acidose métabolique, qui empêche le calcium de se fixer sur les coquilles.

Les œufs sont alors petits et fragiles.

Traitement:

Pour remédier à ce problème il faut diminuer la température du milieu de l’animal (aération, ombre, eau fraîche avec des glaçons), ou remonter le pH sanguin en diluant 2.5g de

bicarbonate de sodium par litre de boisson.

Ponte irrégulière

La ponte des volailles est très sensible à l’alimentation et à la lumière (photopériode en particulier). Il faut donc veiller à ce que l’alimentation soit régulière, de même que la luminosité en fonction de la saison. Si le problème ne vient pas de là il convient d’observer le comportement de la bande pour trouver un remède homéopathique.

Picage

Le picage est un révélateur de stress et de carences. Il peut être la conséquence de d’une densité d’animaux trop élevée, d’une luminosité trop intense ou d’un rationnement trop

strict. Une atmosphère lumineuse bleue peut résoudre le problème.

Les 3 premiers jours:

Pas de protéines, Minéraux, Noyer (Walnut) en fleurs de Bach, utilisable lors de tout changement dans la vie. Anti infectieux, en aérosol, Eucalyptus globuleux, Tea tree

.

A partir de 14 jours:

Baisse des protéines, Minéraux, prêle et ortie pour l’assimilation. Anticoccidien naturel une fois par semaine.

Surveiller la croissance osseuse et musculaire par palpation du bréchet (en fonction, ajouter ou non de l’huile de foie de morue

Exemple de démarrage de poussins

Stress des volailles:

Les effets délétères du stress ne sont plus à démontrer sur les organismes vivants, y compris sur les poules. 3 sources principales de stress en élevage avicole:

Climatique (humidité, vent, etc.),

Humain (précipitation de l’éleveur,

Irrégularité dans les pratiques ou incidents diverses), ou encore stress physique (tri des animaux, baguage). Évitez toute forme de stress! Entre chaque bande:

Attention à bien respecter un vide sanitaire de 14 jours entre chaque bande, après désinfection des bâtiments.

Idée:

Donner de l’ortie hachée aux volailles

. Cette plante possède d’étonnantes vertus minéralisâtes qui renforcent le système immunitaire des volailles.

Petite pharmacie de base:

Vinaigre de cidre —> coccidioses

Ail—> vers intestinaux

Levure de bière—> source de vitamine B et stimulateur de

Flore intestinale Huile de foie de poisson

—> source de vitamines A, D et E

(Attention, à ne pas donner aux pondeuses)

Argile—> plaies, diarrhées

Huiles essentielles de girofle, niaouli, eucalyptus

Troubles respiratoires Rescue remedy

—> Urgence Kanne

—> stimule la flore intestinale

Charbon activé

—> absorbe les toxines intestinales.

Quelques bonnes pratiques

Une flore digestive essentielle!

 

Une flore digestive en bonne santé permet aux animaux : - de mieux assimiler les éléments nutritifs indispensables comme la vitamine B en particulier. - de posséder une

Barrière efficace contre certains pathogènes

, tels que les coccidies, les colibacilles,...

Pour renforcer la flore on peut utiliser des ferments, comme le Kanne® (Du pain composé de

blé, seigle et avoine qui subit une fermentation lactique dans une cuve remplie d’eau

de source. Le Kanne® est la fraction liquide issue de la fermentation.

Posologie:

1ère semaine : 55 ml

2ème semaine : 65 ml

3ème semaine : 90 ml

4ème semaine : 120 ml

5ème semaine : 140 ml

6ème semaine : 150 ml

Poules adultes : 400ml/jour/1000pondeuses

 

Références bibliographiques pour aller plus loin Fiches réglementaires FNAB volailles de chair et pondeuses, 2010.

Site d’avicampus, le groupe avicole et cunicole de Toulouse agricampus.

Nathalie Laroche, vétérinaire et formatrice au GIE Zone Verte

. Formation prophylaxie organisée par l’APABA, 2012.

Produire des poules de chair en AB, ITAB, 2009.

Les maladies des volailles par Didier Villate aux éditions la France Agricole, 2001.

Votre basse-cour familiale et écologique par Jérôme Chaib aux éditions terre vivante, 2007.

Manuel de Pathologie aviaire par Jeanne Brugère-Picoux et Amer Slim aux éditions ENVA, 1992.

 

Bio pesticides d’origine végétale. 2è édition Lavoisier, 2008. Un livre référence sur l’aromathérapie.

 

 

Fiche réalisée par

:     avec le soutien de :                   

Édition 2012

 

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Date de dernière mise à jour : 31/05/2015